Accueil Historique de la ville Manufacture de pantoufles Habert
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logo La manufacture de pantoufles Haber

En 1866, Louis Habert fondait aux 40 et 42 de la place Saint-Pol, à Nogent-le-Rotrou, une maison de vente de « Mercerie, bonneterie, parfumerie, papeterie, chaussures, etc. ». Il était également grossiste et approvisionnait tous les petits commerces situés dans les villes et villages percherons, mais également dans les régions Rhône-Alpes, Provence, Côte-d'Azur, Bretagne et Normandie.

Photo Habert

Emile Habert succédait à son père. Son fils Jean, le 2 mars 1937, créait une manufacture spécialisée dans la fabrication de pantoufles, sandales, mocassins et mules d'appartement. Il fournissait ainsi la maison de gros de son père mais également les grossistes proches de Nogent-le-Rotrou.

Lors de la déclaration de guerre en septembre 1939, l'entreprise était en pleine expansion. Jean Habert fut mobilisé et nommé à la station d'écoute située à la caserne Sully, ce qui lui permit de diriger son affaire tant bien que mal. Il devait évidemment affronter le manque de matières premières, bien que ses principaux fournisseurs se trouvaient sur place, les Établissements Tirard Frères pour le feutre, et la tannerie Villette, pour le cuir.

En 1943, les Allemands ordonnaient l'arrêt de la production. Ils faisaient transférer les machines et les stocks sur une autre entreprise située à Rouen. La fabrique nogentaise resta ainsi fermée près de trois ans. À la Libération, Jean Habert put récupérer son bien qui avait été très peu utilisé par les Rouennais. La fabrication redémarrait. Cependant, la manufacture Habert était toujours confrontée au problème d'approvisionnement.

En 1954, son fils François, après avoir été admis à l'École supérieure de commerce de Paris, passait six mois à l'École de la chaussure de Romans dans l'Isère. Fort de sa formation, il s'associait avec son père au sein de la société en nom collectif Ets Habert père et fils.

L'entreprise employait une trentaine de personnes pour une production d'environ 100.000 paires par an. Chaque saison, été et hiver, de nouveaux modèles étaient créés. Ce renouveau des collections demandait à l'ensemble des dirigeants de nombreuses recherches et une imagination fertile.

En janvier 1962, François Habert s'orientait vers un autre secteur professionnel tandis que son père Jean poursuivait la production jusqu'à son départ à la retraite en 1969. En raison de cette cessation d'activité et faute de repreneurs, les machines et le stock furent alors vendus à une entreprise nantaise.

 

Références bibliographique et contibution :
Claude et Gwénaëlle Hamelin "Les Industries Percheronnes" Fédération des Amis du Perche 30 novembre 2003.

Mise à jour le Mercredi, 16 Décembre 2009 15:37