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forage arcissesA l’abri des regards, sur un site dominant la vallée de l’Arcisse à la lisière des bois de Perchet, la haute machine s’agite dans des soubresauts continus, évacuant en cadence dans un bassin de décantation le fruit de ses progressions souterraines : depuis la mi-janvier, c’est à son rythme qu’avance le chantier de forage qui aboutira, dans quelques mois, à l’exploitation d’une nouvelle ressource en eau potable pour la ville de Nogent-le-Rotrou. Une eau puisée dans les sables du Perche, entre 47 et 89 mètres de profondeur.

« A travers cette réalisation, confiée à la société IDDEA, s’affirme la volonté de la municipalité et de la Lyonnaise des eaux d’assurer l’avenir en mettant à disposition des usagers une eau de qualité, en quantité suffisante pour satisfaire la consommation sur plusieurs générations », indique le maire, François Huwart.

Qualité, assurément : les premières analyses font apparaître un taux de nitrate inférieur à 3mg/l, lorsque la norme en préconise au maximum 30mg/l dans le Perche (et pas moins de 50mg/l dans la Beauce…). Quantité, jugez-en plutôt : les testes de pompage affichent jusqu’à 60m3/heure, soit précisément les besoins de consommation de la commune en temps normal. Mais pour aller au-delà, un second forage sera réalisé sur le même site, à une distance de 60 mètres du premier, doublant ainsi la capacité pour la porter à 120m3/heure.

L’eau ainsi puisée sera mélangée, dans une bâche de dilution de 800m3 à celle en d’une autre ressource voisine en provenance du captage des sources d’Arcisses, situé sur le territoire de la commune de Brunelles. De quoi permettre d’envisager l’abandon progressif du forage de la Madeleinière, situé en sortie de Nogent-le-Rotrou, sur la route basse du Theil-sur-Huisne et dont la production n’est plus satisfaisante.

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Ce forage des Arcisses est réalisé selon la technique rotary : un outil (tricône muni de molettes dentées) travaille par destruction de la roche sous l'effet de deux facteurs principaux : le poids et la rotation. Le poids est assuré par un ensemble de tiges lourdes connectées au-dessus de l'outil par vissage, appelées masse-tiges. L'ensemble des masse-tiges et de l’outil est relié à la surface par un train de tiges plus légères entraînées en rotation par un moteur.
Le train de tiges est creux, assurant ainsi l'acheminement sous pression des boues de forage qui ont pour fonction le refroidissement de l'outil, l’évacuation des déblais et le maintien des formations géologiques traversées sous l'effet de la pression.
Régulièrement, des tubages sont insérés dans la cavité ainsi formée, autour desquels est injecté de la bentonite, sorte de ciment permettant d'assurer à la fois une bonne tenue mécanique et une protection contre la corrosion externe.
Au niveau de la formation productrice, en l’occurrence la couche de sable du Perche dans laquelle est pompée l’eau (ce qu’en jargon technique on appelle l’aquifère) le tubage est remplacé par une crépine à travers laquelle est puisée l’eau.

Mise à jour le Mardi, 31 Janvier 2012 16:13