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logo Entretien du patrimoine arboré

coupe arbreLe patrimoine arboré de la ville fait l’objet d’un suivi sanitaire régulier.
Dernièrement, des agents de l’Offi ce National des Forêts (ONF) ont réalisé un diagnostic de l’ensemble de ces arbres. Moyennant toute une série de tests, ils ont pu apprécier aussi fi nement que possible la solidité mécanique et l’état sanitaire de chaque sujet.

De cette démarche est ressorti la nécessité d’abattre trois platanes centenaires (deux au square de la République, un autre avenue de la Victoire), présentant un danger immédiat. Marqués d’importantes plaies, souvent dues à des travaux sur la voirie ou les réseaux, ils sont aujourd’hui fragilisés par la présence de champignons pathogènes dans leurs troncs. Les abattages sont réalisés selon la technique du démontage qui permet de préserver les lieux d’intervention.
Tous seront remplacés par de jeunes arbres similaires.

Dans le même temps et pour les mêmes raisons, d’autres sujets, pour la plupart moins remarquables, sont appelés à disparaître. Ainsi des prunus de l’avenue de la République auxquels se substitueront des arbres de Judée agrémentés de plantations basses ; du  peuplier du Passage des Sorbier qui fera place à un aménagement paysager composés d’arbustes et de vivaces ; du saule pleureur dominant le parking du lycée Rémi-Belleau prochainement remplacé par un chêne rouge et un cerisier noir.

Enfin, au château des Comtes du Perche, l’expertise menée par l’ONF sur le vieux tilleul de la cour haute (qui fût la proie du tonnerre puis du vent ces dernières années) préconise son abattage. Néanmoins, l’opération ne sera réalisée qu’après accord de l’architecte en chef des Monuments Historiques, vu la situation et l’intérêt du spécimen. S’il devait bel et bien disparaître, la nature de son successeur serait définie en lien avec ce même organisme.

logo  Les espaces verts aux prises avec la chenille processionnaire

cocon chenillesLe service des Espaces Verts de la Ville a constaté depuis quelques années le développement important de chenilles processionnaires du pin sur les arbres de ce type dans tous les secteurs de la ville. Si une forte prolifération de l’espèce peut provoquer un dépérissement de ces arbres à moyen terme, c’est essentiellement sur le plan sanitaire que ces petites bêtes posent problème : leurs poils urticants peuvent provoquer chez l’homme des démangeaisons, oedèmes, troubles oculaires et autres symptômes plus ou moins graves.
chenilles feu



C’est pourquoi a été entreprise en janvier la destruction de l’ensemble des nids observés sur le territoire communal. Environ 200 pins et 35 sites ont été nettoyés manuellement jusqu’à 6m de haut. Le brûlage durant la saison hivernale est la technique préconisée. Elle ne permet
cependant pas une éradication totale de ces insectes, leur cycle de reproduction s’étalant sur plusieurs saisons.

Des pièges à phéromones seront installés au printemps afin d’attirer les papillons mâles, de même que des pièges mécaniques visant à récupérer l’intégralité des chenilles lors de leur descente à terre.

logo Service des espaces vert : les mille et une couleurs du fleurissement

Savez-vous que la ville de Nogent-le-Rotrou entretient près de 60 hectares d’espaces verts ? Engazonnés, arborés et fleuris, ces espaces constituent autant de poumons verts pour les habitants, autant de lieux de promenades et d’échanges essentiels à la vie de la cité.

Une équipe de 21 agents municipaux, auxquels il convient d’associer les 4 personnes en charge de l’entretien des surfaces dédiées au sport et les agents des Services Techniques, est à pied d’oeuvre tout au long de l’année pour faire vivre ces espaces.
Pour la production estivale, 80 % des plants sont semés sur place. Le reste est acheté en bouture  puis fini d’être cultivé en serre. A l’automne, la quasi totalité des végétaux est acheté en mini-mottes ou en bulbes, puis croit sous les soins des jardiniers de la ville.

fleurs avec le château

Des plants par milliers
« Il est toujours plus valorisant de planter et de cultiver nous-mêmes les plantes », commente le responsable. Imaginez donc : en 2009, pas moins de 15 000  bulbes, 50 000 plantes annuelles et d’orangerie, 35 000 plantes bisannuelles et quelques 700 chrysanthèmes, soit au total près de 250 variétés, sont passées entre les mains de nos jardiniers. « Cela nous permet de fl eurir la ville et d’embellir toutes les manifestations  serre municipalemunicipales avec une souplesse qui ne nous serait pas permise si nous devions faire appel à des fournisseurs extérieurs. Notre autonomie nous permet de disposer de multiples variétés en petite série et de cultiver des espèces spécifi ques ».

Pour produire tous ces plants, les serres municipales disposent, sur une surface totale de 8300m2, de 520m2 de serres en verre chauffées destinées durant l’hiver à la conservation des plantes d’orangerie et durant le printemps à la levée des semis ; de 600m2 de tunnels et de 66m2 de châssis nantais pour la croissance des annuelles et bisannuelles ; de 650m2 de surfaces hors sol pour la culture des chrysanthèmes. Côté matériel, le service est équipé de 7 camions et camionnettes, 5 tracteurs, 3 tondeuses automotrices et 15 tondeuses tractées,
d’aspirateurs et de souffl eurs de feuilles et d’un broyeur à végétaux. A quoi s’ajoutent depuis peu deux nouveaux appareils permettant un entretien alternatif des surfaces à travers la ville : une désherbeuse à brosse rotative et un désherbeur thermique.

fleurs_mairieDes surfaces qui ne cessent de se développer, notamment ces dernières années dans le cadre
du plan de recomposition du centre ville (places Maurice Faure et François Mitterand), du  développement de nouvelles zones d’activités (extension de la zone d’activité de l’Aunay,  aménagement de giratoire rue de la Bruyère), de l’aménagement récent d’un columbarium et d’un jardin du souvenir au cimetière ou encore tout dernièrement avec la création d’un jardin pédagogique au château Saint-Jean et d’espaces de culture dans les écoles élémentaires.

Tous ces projets ont une incidence sur notre activité courante d’entretien qui s’en trouve étendue.
Ils nous imposent de mettre en oeuvre de nouvelles pratiques telles que les tontes en  “mulching” plus fréquentes mais moins longues, l’installation de systèmes d’arrosage  automatiques, le paillage systématique des massifs ou la création de prairies fleuries ne nécessitant que peu d’entretien » « Notre métier évolue sans cesse au fil  du temps et il nous faut parallèlement maîtriser nos coûts et nos moyens » Un défi quotidien.

Une vraie démarche environnementale
L’ensemble du patrimoine naturel municipal est orienté et conçu selon le concept de gestion différenciée, qui fait une part importante au principe écologique. Cette gestion prend en  compte à la fois le respect des ressources naturelles (eau, faune, flore) et le souci de  l’enrichissement du milieu urbain. Concrètement, les interventions des jardiniers se veulent ainsi “raisonnées”.
Exemple avec les tontes des grandes et petites surfaces, traitées de plus en plus en “mulching”. Réalisées avec du matériel spécifi que, elles consistent en des passages plus fréquents mais moins longs, sans ramassage, afi n de limiter l’envoi en déchetterie de déchets et maîtriser de la sorte les frais de gestion.

Autre aspect de cette démarche environnementale, l’usage de produits phytosanitaires est  strictement limité en production afi n d’être compatible avec le système de lutte biologique instauré dans les serres depuis 2006 au travers de lâchers d’insectes prédateurs des  nuisibles. Il en va de même sur l’ensemble des espaces verts de la ville où les engrais  organiques se sont en grande partie substitués aux engrais minéraux, où des pièges à phéromones permettent de lutter naturellement contre des nuisibles (tels la mineuse du  marronnier ou la chenille processionnaire du pin), où les anti-limace classiques ont laissé place à des produits biologiques.
jardinierD’autre part, la mise en place systématique de paillage sur les annuelles et de bâches  biodégradables sur massifs arbustifs permet de limiter les arrosages et l’enherbement. Quant à l’application de désherbants sur les trottoirs et les voiries, la réglementation de la loi sur  l’eau impose une diminution très importante de leur usage. Des désherbeuses à brosse  rotative et thermique ont été acquises l’an dernier par la ville pour prendre le relais. Dans ce  contexte, il est évident que le processus d’élimination des “mauvaises herbes” est plus lent. Que les Nogentaises et les Nogentais ne s’affolent donc pas de voir croître ça et là ces quelques herbes folles : elles ne font que témoigner d’un environnement plus sain.

logo  Une seconde fleur pour la ville

ville 2 fleursInscrite au concours de villes et villages fl euris, la ville de Nogent-le- Rotrou a été  récompensée dans le cadre de ce label national par sa 1ère Fleur dès 2006. Une seconde Fleur lui a été attribuée en 2009, selon des critères d’évaluation allant bien au-delà des seuls aménagements paysagers. « Il faut noter qu’en plus du fleurissement (quantité, qualité, choix, répartition, diversité) le jury prend en compte le cadre de vie général de la ville »,  indique Jean-Christophe Gaudichet.

A savoir la propreté générale de la commune, la mise en valeur de ses espaces naturels et de ses éléments patrimoniaux, la qualité et l’intégration du mobilier urbain dans le site, les aires de jeux, etc. De ce fait, il appartient en quelque sorte à chaque Nogentais de veiller à la propreté de notre cité et d’oeuvrer, tant que faire se peut, à son embellissement.

Un autre volet primordial porte sur l’animation de la ville en général et dans le domaine des espaces verts en particulier. A ce titre des actions pédagogiques sont régulièrement menées en direction des publics scolaires (visite des serres, interventions et mise en place de jardins dans les écoles) et des événementiels, tels que le récent salon Jardi’Perche, sont en voie de développement.

 Contacts

Directeur des Services tecniques municipaux : M. Jean-Noël Daguy
Tél : 02.37.29.68.90 /Fax : 02.37.29.68.91
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Mis à jour le mercredi 25 juillet 2018 09:39